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17/09/2026 15:57

Brochure | « La Démocratie, ou l’hameçon électoral », un texte inédit d’Albert Saint-Martin

« Tous les animaux ont évolué, les plantes ont évolué, tout a évolué, tout s’est amélioré. Il y a rien qu’un animal qui ne s’est pas amélioré : cet animal-là, c’est l’électeur! » -Albert Saint-Martin. Montréal, 1934

Le 11 avril 1934, Albert Saint-Martin prononce à l’Université ouvrière de Montréal une conférence intitulée « La Démocratie ». Abstentionniste, Saint-Martin expose sans détour sa critique de la démocratie représentative, du parlementarisme et des rouages de la politique partisane. Cette « démocratie », plaide-t-il, n’est qu’un camouflage qui dépouille le peuple de son vrai pouvoir.

Livré de manière brute, le contenu de cette conférence témoigne des prises de positions radicales et antiautoritaires du milieu communiste libertaire pendant la crise économique des années 1930. Albert Saint-Martin nous amène à réfléchir sur les limites de l’électoralisme et sur les arguments invoqués pour maintenir en place les structures de pouvoir.

Demandez votre copie gratuite !

Cette brochure de 24 pages vous sera envoyée sans frais par la poste (Canada seulement) si vous le demandez en remplissant le formulaire d’abonnement au bulletin de solidarité « Le porte-voix » sur notre site web.

cercleait.org/2026/09/17/broch

Média
16/09/2026 03:36

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kolektiva.social/@iwa_ait_repo

09/09/2026 20:04

Le Cercle des ami.e.s de l’AIT organise une formation gratuite sur les droits des personnes non syndiquées qui sera animée par Au Bas de l’Échelle!

La formation aura lieu le samedi 17 octobre de 10h à midi au 2035 Boul. Saint-Laurent.

Inscrivez-vous pour réserver votre place!

framaforms.org/inscription-for

Ce formulaire vous permet aussi de nous faire part de vos suggestions sur les activités que le Cercle des ami.e.s de l’AIT pourrait organiser au cours de la prochaine année.

*Au bas de l’échelle (ABE) est un groupe d’éducation populaire et de défense des droits qui vient en aide aux travailleuses et aux travailleurs non syndiqué.e.s dans l’ensemble du Québec en les informant sur leurs droits et recours, principalement en vertu de la Loi sur les normes du travail (LNT).

Média
08/09/2026 01:59

*Le porte-voix #3, maintenant disponible!*

Lire sur notre blogue:

cercleait.org/2026/09/07/le-po

Dans ce numéro:

Mobilisation sociale en période électorale
Vie chère, attaques autoritaires, climat précaire, riposte populaire!

Pipeline Marinvest-Kino Aski à Baie-Comeau
« Non aux pipelines, ni ici, ni ailleurs »

Colombie-Britannique
Mobilisation contre les centres de données

Grève chez Metro
Les employé.e.s s'appauvrissent, malgré des profits monstres

« De deux choses, l'une »
par Nedjib SIDI MOUSSA

Mobilisation étudiante
« Pour gagner, il faut la grève »

Nouvelle brochure - Un texte inédit d'Albert Saint-Martin
La Démocratie, ou l'hameçon électoral

***

Je peux m’abonner?

Oui et c’est gratuit.

Remplissez simplement ce formulaire!

framaforms.org/demande-dabonne

***

Des copies gratuites sont aussi disponibles dans les points de chute suivants:

à Montréal

 –Librairie anarchiste L’Insoumise
2033
boulevard Saint-Laurent
Montréal
QC H2X 2T3

 –Librairie féministe et queer L’Euguélionne
1426
Rue Beaudry
Montréal
QC H2L 3E5

à Québec

 –La Page Noire
(Horaire variable, contactez les pour connaitre leurs heures d’ouverture)
801
4e rue, local 201
Québec
QC G1J 2T7

à Sherbrooke

 –Solidarité populaire Estrie
(Horaire variable, contactez les pour connaitre leurs heures d’ouverture) solidaritepopulaireestrie@gmail.com
819-212-4514
165 rue Moore, local 212
Sherbrooke 
QC J1H 1B8

à Percé

 –Pub Aire Salin
182 route 132-O
Percé 
QC G0C 2L0

Si vous avez un point de chute supplémentaire à proposer, écrivez nous!

Média
21/08/2026 14:17

Here are informations about a new publication dedicated to highlighting social struggles in Canada through an accessible, anarcho-syndicalist lens.

Let us know if you'd like to have free copies!

If that's the case here's the form you can fill:
framaforms.org/the-loudhailer-

What is it?

“The Loudhailer” is an anglophone paper-only solidarity newsletter distributed for free in Canada. It’s not the simple direct translation of its francophone counterpart “Le porte-voix”. Its aims are to reflect the reality of all communities. It’s also aimed at lessening the barriers for working-class solidarity in the country.

What does it talk about?

The texts are journalistic in nature and inform about initiatives, issues, and collective, autonomous, and self-managed social struggles. These can take place at work, in neighborhoods, in all communities.

Can I contribute?

Do you have a struggle, an issue, or an initiative to share? Write a short text between 50 and 200 words accompanied by an image (which is is licensed for use). Your article should normally be able to answer the following questions: what, when, who, where, why, how? Send your text in .doc (or .odt) format to the email address at the bottom of this page. We may ask you for some modifications. No need to wait for the deadline to send us your text; we accept articles at any time. We might translate your article in French for “Le porte-voix”.

The deadline for Autumn 2026 issue is mid-September

Where can I get a copy ?

We’re still working on contacting places where it will be available! If you’d like to suggest a dropping point in your community, please let us know by email! cercle_ait@riseup.net.

Can I subscribe ?

Yes and it’s free. Simply fill this online form. Subscriptions are available for canadian postal addresses only.

framaforms.org/the-loudhailer-

Média
10/08/2026 23:55

Le Cercle des ami.e.s de l'AIT appuie l'appel de la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES). Voici leur texte!

crues.org/en/3-octobre/

Élection piège à cons, pour gagner grèvons.

En octobre, nous voilà face à une bien belle situation : trois partis qui se foutent de nous, une blague de gauche et zéro avenue où on se fait pas arnaquer. En effet, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a déjà largement démontré son mépris pour la jeunesse et le peuple. Le Parti Québecois (PQ), pour sa part, demeure focalisé sur des fantaisies nationalistes racistes, tandis que le Parti Libéral reste fidèle à lui-même : toujours les mêmes menteurs aux service des riches. De son côté, Québec Solidaire sera chanceux s’il réussit à conserver ne serait-ce qu’un seul siège à l’Assemblée nationale.

La réalité est claire: peu importe les résultats des élections, l’austérité reste au menu. Aucun parti n’agira contre la précarité que les personnes étudiantes vivent. Du moins, aucun ne le fera de gaieté de cœur, car lorsque que le système électoral échoue à adresser nos besoins, la solution est simple: il faut prendre action par nous-même afin de leur forcer la main. Il faut la grève.

Aujourd’hui, c’est dur de vivre. L’épicerie coûte de plus en plus cher, les loyers explosent et les fins de mois angoissent. Beaucoup sautent des repas, travaillent tout en étudiant à temps plein ou demeurent dans des logements insalubres, faute de pouvoir se permettre mieux. D’autres restent prisonnier.ère.s de situations familiales malsaines simplement parce qu’iels n’ont pas les moyens de partir. C’est alors que pendant que nous cherchons comment payer notre prochain loyer ou notre prochaine facture d’épicerie, les politicien.e.s agitent les discours identitaires racistes pour détourner notre colère vers les personnes immigrantes. Fidèles aux intérêts des grandes entreprises qui financent et influencent leur pouvoir, ces mêmes politiciens qui nous chantent leurs discours cet automne, préfèreront toujours protéger les profits du privé plutôt que répondre à la crise.

On se fout de nous. Parce que leurs intérêts sont fondamentalement opposés à ceux de la majorité de la population, ils se choisiront toujours avant de gouverner pour celleux qu’ils prétendent représenter. On le voit bien lorsque des travailleureuses utilisent symboliquement la guillotine pour exprimer leur colère : toute la classe politique se serre les coudes pour dénoncer une prétendue violence. Pourtant, la véritable violence est ailleurs. Elle réside dans leur refus de protéger le filet social, de s’attaquer à la crise du logement ou de freiner l’explosion du coût de la vie. Il est facile pour eux d’ignorer cette violence, ce ne sont pas des gens qui savent c’est quoi être anxieux à la fin du mois, ni être pris avec un boss qui t’engueule pour le plaisir, ou simplement de faire son épicerie en suivant les spéciaux. Pour la plupart propriétaires de plusieurs résidences et proches des intérêts économiques dominants, ils défendent un système qui les avantage et où le profit passe avant le droit fondamental de se loger, de se nourrir et de vivre dignement. Ce n’est plus le moment d’attendre des «solutions» des politiciens qui démontrent, jour après jour, qu’ils se foutent de nous. Il faut la grève.

Dans les 40 dernières années, tous les partis au pouvoir ont attaqué le système d’enseignement post-secondaire. Résultats : des bâtiments qui s’écroulent, un manque d’espace pour répondre à la demande, des programmes qui n’offrent presque plus de choix de cours, un effacement des services aux personnes étudiantes à besoins particuliers, une augmentation des frais de scolarité et un affaiblissement majeur de l’Aide financière aux études (AFE). On a plus de plaisir à étudier. La CAQ, les libéraux et les péquistes ont tous joué de manière enthousiaste leur rôle dans la destruction de l’enseignement libre, accessible, abordable et de qualité.

Cette destruction n’a pas été ralentie par les innombrables élections, mais elle l’a été par des mobilisations étudiantes historiques, qui ont su faire peur aux puissants. Maintenant qu’étudier est devenu un choix inaccessible pour tant de personnes, et une réalité marquée par la précarité pour tant d’autres, nous devons réclamer des gains qui permettent des conditions d’études dignes de ce nom. Il faut la grève.

À cet effet, la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES) revendique une réforme de l’AFE ainsi qu’un réinvestissement en éducation post-secondaire. La réforme est nécessaire afin que les personnes étudiantes puissent réellement se consacrer à leurs études sans devoir choisir entre réussir leurs cours et payer leur loyer. Le système actuel ne tient pas compte de la réalité : le coût de la vie augmente, mais les montants accordés demeurent insuffisants et les règles entourant le revenu protégé pénalisent même celleux qui tentent de travailler pour subvenir à leurs besoins. Être aux études ne devrait pas signifier survivre en se privant de l’essentiel, c’est aussi avoir les moyens de vivre dignement. Mais une aide financière adéquate ne suffit pas à elle seule. Il faut aussi un réinvestissement massif en éducation pour mettre fin à la dégradation de nos institutions. L’éducation ne peut pas être traitée comme une dépense à réduire, alors qu’elle constitue un bien collectif essentiel. La CRUES ne demande pas des privilèges, elle réclame les conditions minimales pour que chaque personne puisse étudier et vivre dignement. Et pour gagner, il faut la grève.

En effet, votez n’a jamais été suffisant pour défendre les intérêts étudiants, et en ce moment c’en est presque inutile. Notre gouvernement est tiré de tous les côtés par des forces qui se battent pour faire passer leurs intérêts en premier. Que ce soit l’OTAN qui pousse pour une économie de guerre se construisant sur notre exploitation, les lobbys des grandes industries qui veulent maximiser leur profits à tout prix, ou encore la CORPIQ qui défend le droit de ton propriétaire de ne pas réparer tes tuyaux qui fuitent, tout le monde veut sa part du gâteau.

Face à cela, il est à nous de défendre nos intérêts et de forcer le gouvernement à arrêter de nous ignorer. En tant que personnes étudiantes, nous n’avons pas de leviers géopolitique, ni des millions de dollars à investir dans le lobbying. Mais nous avons un outil extrêmement puissant: la grève.

La société repose sur le travail, et en tant que futur travailleur.euse.s, nous avons la capacité de suspendre nos études afin de menacer le gouvernement de ne pas avoir de graduation pour une session, ce qui endommagerait de manière considérable la productivité économique du soi-disant québec, et ça, le gouvernement aime pas ça. C’est par cette pression collective que nous pouvons créer un véritable rapport de force et arracher des gains, comme le mouvement étudiant nous l’a déjà prouvé par le passé.

Le chemin vers de meilleures conditions d’études, vers un monde où l’on peut étudier sans être précaire, est clair : il passe par notre capacité à nous organiser et à faire la grève. Les urnes peuvent changer un gouvernement, mais elles ne remplaceront jamais l’organisation collective.

Le 3 octobre, retrouvons-nous dans la rue lors des manifestations à Tiothià:ke (Montréal) et à Kebec (Québec). Ne tombez pas dans leur piège, pour gagner, il faut la grève.

Média
24/07/2026 12:05

20 juillet 2026 – Cent ans après l’assassinat de l’anarcho‑syndicaliste Alfredo López Arencibia, retour sur la récupération d’une figure héroïque de la classe ouvrière cubaine

En ce 20 juillet 2026, nous soulignons le centenaire de l’assassinat d’Alfredo López Arencibia. Cette date ne marque pas seulement la fin violente d’un homme, mais aussi la fin d’une époque glorieuse pour le mouvement ouvrier cubain.

Figure d’une rare cohérence, López a été le catalyseur d’une transformation du monde ouvrier cubain ; il fut capable de joindre l’éthique libertaire, fondée sur l’autonomie et l’action directe, aux luttes syndicales organisées, changeant ainsi à jamais les dynamiques sociales de l’île.

Au début des années vingt, le mouvement ouvrier cubain était fragmenté en sociétés de secours mutuel et en bannières corporatives isolées. López travailla à regrouper ces organisations ouvrières. S’il fut l’architecte de la Fédération ouvrière de La Havane (FOH) (1921), son œuvre majeure fut la fondation de la Confédération nationale ouvrière de Cuba (CNOC) en 1925.

L’ascension de Gerardo Machado au pouvoir, le « petit Mussolini » des Caraïbes, créa parallèlement à la même époque un climat de terreur visant à saper toute forme de dissidence organisée. López, avec sa capacité à mobiliser les masses havanaises, en devint la cible principale.

Son assassinat, entre les murs du Castillo de Atarés en juillet 1926, fut un geste de violence politique, sociale et symbolique. Le régime ne voulait pas seulement éliminer un leader ; il voulait anéantir le symbole de la mobilisation et de l’organisation ouvrière qui menaçait le pouvoir machadiste. C’est pourquoi sa dépouille fut cachée pendant plusieurs années après sa mort.

La recherche de son corps par ses compagnons a contribué à cristalliser le mythe d’un organisateur de la classe ouvrière qui, même mort, continuait à être la voix des sans‑voix.

Une mémoire domestiquée

La figure d’Alfredo López Arencibia est l’un des exemples les plus emblématiques de la réécriture de l’histoire qui a caractérisé le processus de légitimation idéologique du régime castriste et du marxisme cubain après 1959.

Sous le contrôle du PCC et du marxisme cubain, López est un mythe domestiqué, l’emblème silencieux d’un syndicalisme soumis aux directives du pouvoir politique, un révolutionnaire auquel on a retiré toute référence à l’anarchisme pour le rendre assimilable au dogme d’État, un « héros de la patrie », un précurseur de l’unité prolétarienne*.

C’est le discours qui se répète dans les manuels scolaires et dans les congrès de la Central de Trabajadores de Cuba (CTC), centrale syndicale unique, cette courroie du pouvoir qui incarne exactement le contraire de ce que López proposait.

Il ne pourrait en être autrement, car reconnaître la vérité à propos de López signifierait donner une légitimité à une alternative socialiste non autoritaire et anti‑centraliste. Cela minerait la stabilité d’un régime fondé sur le monopole du pouvoir politique et syndical par un parti unique.

Cette censure de la mémoire ne pourra évidemment pas empêcher les cubain·e·s de connaître leur propre histoire. Tout comme plusieurs collectifs indépendants, les activistes libertaires du Taller Libertario Alfredo López tentent depuis des années de faire connaître la véritable identité politique de cette figure majeure de l’anarcho‑syndicalisme cubain. C’est ce qu’ils ont fait, d’ailleurs, lors de l’inauguration d’un buste commémoratif à l’effigie d’Alfredo López à Sagua‑la‑Grande, dans la province de Villa Clara, et ce devant les bonzes du parti.

Coordination de solidarité

Cet article fait suite à notre appel « Vers une coordination de solidarité avec Cuba libertaire » lancé la semaine dernière. Nous réaffirmons ainsi par la présente notre volonté de faire connaître l’histoire du mouvement ouvrier anarchiste cubain.

D’ailleurs, depuis la diffusion de notre appel, nous avons été accusés par quelques personnes de jouer le jeu de l’impérialisme américain. Rappelons que l’anarchisme et l’anarcho‑syndicalisme ont une position anti‑impérialiste claire, dont plusieurs auteurs ont déjà résumé l’essentiel des idées et de l’histoire (Sam Dolgoff, Lucien van der Walt, etc.)**.

Résumons en disant que la lutte anti‑impérialiste ne doit pas être accompagnée de la formation d’un État, aussi décolonisé soit‑il, et qu’il est impossible de se dire anarchiste et d’être en même temps en faveur de l’embargo et de l’ingérence politique impérialiste états‑unienne sur Cuba. Notre vision politique implique de continuer à développer les aspects révolutionnaires initialement proposés par le mouvement ouvrier anarcho‑syndicaliste, avant le sabotage du parti communiste cubain.

Nous constatons que, dans la plupart des sociétés actuelles, les perspectives anarchistes sont ignorées, mises de côté, décrédibilisées, ce qui explique pourquoi les débats se résument souvent à une fausse dichotomie campiste : soit on est des réactionnaires impérialistes, soit on est solidaires du régime communiste cubain. N’oublions pas que les révolutions, ce sont les ouvriers et les ouvrières qui les font, pas le parti ; et qu’une révolution sociale demeure nécessaire à Cuba, comme ailleurs !

* Pour les « staliniens cubains », López peut être effectivement une figure sympathique quand on considère que, par désir d’unir la classe ouvrière, il les a laissés prendre place dans la CNOC… leur laissant ainsi l’opportunité de noyauter l’organisation.

** Références

– Towards a History of Anarchist Anti‑Imperialism – Lucien van der Walt

– Third World Nationalism and the State – Sam Dolgoff

– African Anarchism – Sam Mbah et I.E. Igariwey, See Sharp Press

cercleait.org/2026/07/24/20-ju

Média
24/07/2026 12:04

July 20, 2026 — One hundred years after the assassination of anarcho-syndicalist Alfredo López Arencibia, a look at how a heroic figure of the Cuban working class was appropriated

July 20, 2026 — One hundred years after the assassination of anarcho-syndicalist Alfredo López Arencibia, a look at how a heroic figure of the Cuban working class was reclaimed

On this July 20, 2026, we mark the centennial of Alfredo López Arencibia’s assassination. This date marks not only the violent end of a man, but also the end of a glorious era for the Cuban labor movement.

A figure of rare consistency, López was the catalyst for a transformation of Cuban working life; he was able to combine libertarian ethics—based on autonomy and direct action—with organized union struggles, forever changing the island’s social dynamics.

In the early 1920s, the Cuban labor movement was fragmented into mutual-aid societies and isolated corporate banners. López worked to bring these workers’ organizations together. While he was the architect of the Havana Workers’ Federation (FOH) (1921), his major achievement was the founding of the National Workers’ Confederation of Cuba (CNOC) in 1925.

The rise of Gerardo Machado to power, the “little Mussolini” of the Caribbean, simultaneously created a climate of terror aimed at undermining any form of organized dissent. With his ability to mobilize the masses in Havana, López became the main target.

His assassination, carried out within the walls of the Castillo de Atarés in July 1926, was an act of political, social, and symbolic violence. The regime did not only want to eliminate a leader; it wanted to destroy the symbol of mobilization and working-class organization that threatened Machado’s rule. That is why his body was hidden for several years after his death.

His companions’ search for his body helped crystallize the myth of a working-class organizer who, even in death, continued to be the voice of the voiceless.

A domesticated memory

Alfredo López Arencibia’s figure is one of the most emblematic examples of the rewriting of history that characterized the ideological legitimation process of the Castro regime and of Cuban Marxism after 1959.

Under the control of the PCC and Cuban Marxism, López is a domesticated myth: the silent emblem of unionism subordinated to the directives of political power; a revolutionary from whom all reference to anarchism was stripped in order to make him acceptable to the State’s dogma—a “hero of the homeland,” a forerunner of proletarian unity.*

This is the narrative repeated in school textbooks and at congresses of the Central de Trabajadores de Cuba (CTC), the single union center, the conveyor belt of power that embodies exactly the opposite of what López proposed.

It could not be otherwise, because acknowledging the truth about López would mean giving legitimacy to a non-authoritarian, anti-centralist socialist alternative. This would undermine the stability of a regime built on the monopoly of political and union power by a single party.

This censorship of memory will, of course, not prevent Cubans from knowing their own history. As with several independent collectives, libertarian activists at the Taller Libertario Alfredo López have been trying for years to make known the true political identity of this major figure of Cuban anarcho-syndicalism. And that is what they did, in fact, during the unveiling of a commemorative bust of Alfredo López in Sagua la Grande, in the province of Villa Clara, in front of the party’s top officials.

A coordination of solidarity

This article follows our call “Toward a coordination of solidarity with Libertarian Cuba,” launched last week. We thus reaffirm our commitment to making known the history of the Cuban anarchist labor movement.

Moreover, since the publication of our call, we have been accused by some people of playing into American imperialism. Let us recall that anarchism and anarcho-syndicalism have a clear anti-imperialist position—summarized in essential terms by several authors who have already laid out the main ideas and history (Sam Dolgoff, Lucien van der Walt, etc.).**

In short, the anti-imperialist struggle must not be accompanied by the formation of a state, however decolonized it may be, and it is impossible to call oneself anarchist while also supporting the embargo and U.S. imperialist political interference in Cuba. Our political vision involves continuing to develop the revolutionary aspects initially proposed by the anarcho-syndicalist labor movement, before the sabotage carried out by the Cuban Communist Party.

We find that, in most of today’s societies, anarchist perspectives are ignored, set aside, and discredited. That is why debates so often boil down to a false campist dichotomy: either one is an imperialist reactionary, or one is aligned with the Cuban communist regime. Let us not forget that revolutions are made by workers—not by the party—and that a social revolution remains necessary in Cuba, as elsewhere!

*For “Cuban Stalinists,” López may indeed be a sympathetic figure when one considers that, in the desire to unite the working class, he allowed them to take their place in the CNOC… thereby giving them the opportunity to take over the organization.

** References

– Towards a History of Anarchist Anti‑Imperialism – Lucien van der Walt

– Third World Nationalism and the State – Sam Dolgoff

– African Anarchism – Sam Mbah et I.E. Igariwey, See Sharp Press

cercleait.org/2026/07/24/july-

Média
24/07/2026 11:42

20 de julio de 2026 – Cien años después del asesinato del anarcosindicalista Alfredo López Arencibia, vuelta sobre la recuperación de una figura heroica de la clase obrera cubana

En este 20 de julio de 2026, destacamos el centenario del asesinato de Alfredo López Arencibia. Esta fecha no marca solamente el fin violento de un hombre, sino también el fin de una época gloriosa para el movimiento obrero cubano.

Figura de una rara coherencia, López fue el catalizador de una transformación del mundo obrero cubano donde fue capaz de unir la ética libertaria, fundada en la autonomía y la acción directa, a las luchas sindicales organizadas, cambiando así para siempre las dinámicas sociales de la isla.

A principios de los años veinte, el movimiento obrero cubano estaba fragmentado en sociedades de socorro mutuo y en banderas corporativas aisladas. López trabajó para reagrupar estas organizaciones obreras. Si fue el arquitecto de la Federación Obrera de La Habana (FOH) (1921), su obra mayor fue la fundación de la Confederación Nacional Obrera de Cuba (CNOC) en 1925.

La ascensión de Gerardo Machado al poder, el « pequeño Mussolini » de las Antillas, crea paralelamente en la misma época, un clima de terror que tiene por objetivo socavar toda forma de disidencia organizada. López, con su capacidad para movilizar las masas habaneras, se convirtió en el blanco principal.

Su asesinato entre los muros del Castillo de Atarés en julio de 1926 fue un gesto de violencia política, social y simbólica. El régimen no quería solamente eliminar a un líder, quería aniquilar el símbolo de la movilización y de la organización obrera que amenazaba el poder machadista. Es por eso que su cadáver fue ocultado durante varios años después de su muerte.

La búsqueda de su depósito mortal por sus compañeros contribuyó a cristalizar el mito de un organizador de la clase obrera que, incluso muerto, continuaba siendo la voz de los sin voz.

Una memoria domesticada

La figura de Alfredo López Arencibia es uno de los ejemplos más emblemáticos de la reescritura de la historia que ha caracterizado el proceso de legitimación ideológica del régimen castrista y del marxismo cubano después de 1959.

Bajo el control del PCC y del marxismo cubano, López es un mito domesticado, el emblema silencioso de un sindicalismo sometido a las directivas del poder político, un revolucionario al que se le han retirado todas las referencias al anarquismo para hacerlo asimilable al dogma de Estado, un « héroe de la patria », un precursor de la unidad proletaria*.

Este es el discurso que se repite en los manuales escolares y en los congresos de la Central de Trabajadores de Cuba (CTC), central sindical única, esta correa del poder que encarna exactamente lo contrario de lo que López proponía.

No podría ser de otra manera, pues reconocer la verdad sobre López significaría dar legitimidad a una alternativa socialista no autoritaria y anti-centralista. Esto socavaría la estabilidad de un régimen fundado en el monopolio del poder político y sindical por un partido único.

Esta censura de la memoria obviamente no podrá impedir que los cubanos y las cubanas conozcan su propia historia. Tal como varios colectivos independientes lo hacen, los activistas libertarios del Taller Libertario Alfredo López intentan desde hace años dar a conocer la verdadera identidad política de esta figura mayor del anarcosindicalismo cubano. Esto fue lo que hicieron, además, durante la inauguración de un busto conmemorativo a la efigie de Alfredo López en Sagua la Grande, en la provincia de Villa Clara, y ello delante de los bonzos del partido.

Coordinación de solidaridad

Este artículo es consecuencia de nuestro llamado ‘’Hacia una coordinación de solidaridad con Cuba libertaria’’ lanzado la semana pasada. Reafirmamos así por la presente nuestra voluntad de dar a conocer la historia del movimiento obrero anarquista cubano.

Por lo demás, desde la difusión de nuestro llamado, hemos sido acusados por algunas personas de jugar el juego del imperialismo americano. Recordemos que el anarquismo y el anarcosindicalismo tienen una posición anti-imperialista clara, cuyos varios autores ya han resumido lo esencial de las ideas y de la historia (Sam Dolgoff, Lucien van der Walt, etc)** .

Resumamos diciendo que la lucha anti-imperialista no debe ir acompañada de la formación de un Estado, por muy descolonizado que sea, y que es imposible decirse anarquista y estar al mismo tiempo a favor del embargo y de la injerencia política imperialista estadounidense sobre Cuba. Nuestra visión política implica continuar desarrollando los aspectos revolucionarios inicialmente propuestos por el movimiento obrero anarcosindicalista antes del sabotaje del partido comunista cubano.

Constatamos que, en la mayoría de las sociedades actuales, las perspectivas anarquistas son ignoradas, puestas a un lado, desacreditadas, lo que explica por qué los debates se resumen a menudo en una falsa dicotomía campista: o se es reaccionario imperialista, o se es solidario con el régimen comunista cubano. ¡No olvidemos que las revoluciones las hacen los obreros, las obreras, no los partidos; y que una revolución social sigue siendo necesaria en Cuba, ¡como en otros lugares!

–NOTAS

*Para los estalinistas cubanos, López puede ser efectivamente una figura simpática cuando se considera que por el deseo de unir la clase obrera, les permitió ocupar un lugar en la CNOC… dándoles así la oportunidad de infiltrar la organización.

** referencias

Towards a history of anarchist anti-imperialism – Lucien van der Walt

Third World Nationalism And The State – Sam Dolgoff

African anarchism – Sam Mbah and I.E. Igariwey, See Sharp Press

cercleait.org/2026/07/24/20-de

Média
15/07/2026 14:42

Changement de nom de la CNT-AIT par ordre judiciaire

Après avoir épuisé tous ses recours légaux afin de faire annuler l’arrêt de la Cour nationale faisant suite à la plainte de la CNT-CIT, la CNT-AIT espagnole se voit dans l’obligation de renoncer à sa dénomination et à ses sigles historiques. Le nouveau nom de notre organisation est Confédération anarcosyndicaliste (CA-AIT).

Les sentiments de rage et de tristesse ne nous empêchent pas d’affronter ce moment critique avec la certitude de savoir ce que nous sommes, quelle est notre histoire et la manière dont nous continuerons à nous organiser contre toute forme d’exploitation, d’inégalité et d’autoritarisme.

Nous savons ce que les sigles CNT-AIT signifient pour l’anarchisme et pour l’histoire des luttes ouvrières à l’échelle mondiale. Nous nous voyons contraint·es en raison des plaintes de la CNT-CIT, et nous changeons de nom pour ne pas être détruit·es et afin de continuer à mener nos luttes.

Cependant, nous ne permettrons pas que notre histoire soit récupérée par une organisation syndicale qui est aux antipodes des principes d’horizontalité et de fédéralisme ; où sa direction décide de tout sans en informer les assemblées, où il n’y a pas la moindre transparence, y compris dans les finances (ce qui a mené à ce que de nombreux détournements aient été dissimulés et tolérés depuis des années), qui fait de la spéculation immobilière avec les locaux patrimoniaux historiques, qui demande devant les tribunaux des expulsions policières des locaux syndicaux de notre organisation pour les vendre et en tirer profit, et qui utilise les appareils répressifs de l’État contre des camarades et des organisations anarchistes, tout en ne tolérant aucune dissension ni critique interne.

Notre lutte et notre organisation sont bien plus qu’un nom ou des sigles. Notre objectif ultime reste l’émancipation de l’humanité. La répression et les impostures ne peuvent arrêter le torrent de la lutte pour la libération. La Confédération anarcosyndicaliste – AIT continuera d’adopter des valeurs, des pratiques et une structure anarcosyndicalistes.

Tous les syndicats qui composaient la CNT-AIT restent fédérés au niveau national et international au sein de l’AIT. Comme jusqu’à maintenant, nous continuerons à pratiquer l’action directe selon des principes antiautoritaires, sans subventions ni permanents, contre les exploiteurs et les structures qui les maintiennent dans le privilège.

cntait.org/cambio-de-nombre-de

Média
11/07/2026 10:45

Toward a solidarity coordination with libertarian Cuba!

Five years ago on this day in Cuba, small groups of protesters took to the streets to demand better living conditions. In the days that followed, thousands of Cubans from dozens of other cities spontaneously joined the protest movement.

July 11, 2021 was not just a cry against hunger or shortages; it was the moment when thousands of people realized that, faced with a state turned into an oppressive overseer, the only way out is to stop looking at the power. The protests in Cuba left us with anarchism’s oldest and most forgotten lesson: that all authority, however much it disguises itself as ideology, can only sustain itself through obedience and repression.

And Cuban anarchists are still there, organizing various independent collectives, making the reality of political prisoners visible, maintaining a stance of rejection of state authoritarianism, promoting self-management, mutual aid, and real popular autonomy.

To anarchists accross the world!

To all labor organizers hungry for freedom for the working class!

Let us work to end support for the Cuban communist party within our unions and workers’ organizations! Our solidarity as a class has nothing to do with the power of any party, whatever it may be!

Let us listen to and spread the voices of independent unionists in struggle and Cuban anarchists, whether on the island or elsewhere! Let us not let their voices be silenced!

Let us educate ourselves about the history of the labor and anarchist movements! The memory of the anarchist past on the island is the best way to keep that memory alive!

Together, let us form an international coordination in solidarity with a libertarian Cuba! Let us break the isolation and help one another beyond borders!

We might be only a few people here and there for now, but we know that our class is the force of the world and that the desire for freedom will always nourish tomorrow’s revolts.

Média
11/07/2026 10:44

¡Hacia una coordinación de solidaridad con Cuba libertaria!

Hace cinco años, en este día , en Cuba, pequeños grupos de manifestantes salieron a las calles para exigir mejores condiciones de vida. En los días siguientes, miles de cubanos de decenas de otras ciudades se sumaron espontáneamente sus voces a este movimiento de protesta.

El 11 de julio de 2021 no fue solo un grito contra el hambre o la escasez; fue el momento en que miles de personas descubrieron que, frente a un Estado convertido en un capataz asfixiante, la única salida es dejar de mirar al poder. Las protestas en Cuba nos dejaron la lección más vieja y olvidada del anarquismo: que toda autoridad, por más que se disfrace de ideología, solo sabe sostenerse sobre la obediencia y la represión.

Y los anarquistas cubanos todavía están allá, organizando diversos colectivos independientes, visibilizando la realidad de los presos políticos, manteniendo una postura de rechazo al autoritarismo estatal, promoviendo la autogestión, la ayuda mutua y la soberanía popular real.

¡A los anarquistas de todo el mundo!

¡A todos los militantes obreros sedientos de libertad para la clase trabajadora!

¡Luchemos para poner fin al apoyo al PCC dentro de nuestras organizaciones sindicales y obreras! ¡Nuestra solidaridad como clase no tiene nada que ver con el poder de ningún partido, sea cual sea!

¡Escuchemos y difundamos las voces de los sindicalistas independientes en lucha y de los anarquistas cubanos, estén en la isla o en otro lugar! ¡No dejemos que sus voces sean silenciadas!

¡Formémonos sobre la historia del movimiento obrero y anarquista! ¡La memoria del pasado anarquista en la isla es la mejor manera de mantener esa memoria viva!

¡Juntos formemos una coordinación internacional en solidaridad con una Cuba libertaria! ¡Rompamos el aislamiento y ayudémonos mutuamente más allá de las fronteras!

Tal vez hoy solo seamos unas pocas personas en todo el mundo, pero sabemos que nuestra clase es la fuerza del mundo y que el deseo de libertad alimentará siempre las revueltas del mañana.

Média
11/07/2026 10:42

Vers une coordination de solidarité avec Cuba libertaire!

Il y a cinq ans, aujourd’hui, à Cuba, de petits groupes de manifestants sont descendus dans la rue pour exiger de meilleures conditions de vie. Dans les jours qui ont suivi, des milliers d’autres Cubains, venus de dizaines d’autres villes, ont spontanément joint leurs voix à ce mouvement de protestation.

Le 11 juillet 2021 ne fut pas seulement un cri contre la faim ou la pénurie ; ce fut le moment où des milliers de personnes ont découvert que, face à un État devenu un administrateur étouffant, la seule issue est de cesser de lever les yeux vers les sphères du pouvoir. Les protestations à Cuba nous ont laissé la leçon la plus ancienne et la plus oubliée de l’anarchisme : toute autorité, quels que soient les habits idéologiques qu'elle revête, ne se maintient que par l’obéissance et la répression.

Et pendant ce temps, les anarchistes cubains sont toujours là, organisant divers collectifs indépendants, rendant visible la réalité des prisonniers politiques, maintenant une position de rejet de l’autoritarisme d’État et font la promotion de l’autogestion, l’entraide et d'une véritable autonomie populaire.

Aux anarchistes du monde entier !

À tous les militant.e.s ouvrier.e.s assoiffé.e.s de liberté pour la classe ouvrière !

Luttons pour mettre fin au soutien au PCC dans nos organisations syndicales et ouvrières ! Notre solidarité de classe n’a rien à voir avec le pouvoir d’aucun parti, quel qu’il soit !

Écoutons et relayons la voix des syndicalistes indépendant.e.s en lutte et des anarchistes cubains, qu’ils ou qu'elles soient sur l’île ou ailleurs ! Ne laissons pas leurs voix être réduites au silence !

Éduquons-nous sur l’histoire du mouvement ouvrier et anarchiste cubain ! La mémoire du passé anarchiste sur l’île est la meilleure façon de le maintenir vivant !

Ensemble, formons une coordination internationale en solidarité avec une Cuba anarchiste ! Brisons l’isolement et entraidons-nous au delà des frontières !

Peut-être qu’aujourd’hui nous ne sommes que quelques personnes ici et là, mais nous savons que notre classe est la force du monde et que le désir de liberté nourrira toujours les révoltes de demain.

cercleait.org/2026/07/11/vers-

Média
09/07/2026 18:20

L'ÉTAT N'EST PAS UN OUTIL D'ÉMANCIPATION

Que l'État soit une monarchie ou une république, qu'il soit fondé sur une autocratie ou sur une constitution nationale, son rôle reste le même.

L'État ne peut être que ce qu'il est : le défenseur de l'exploitation des masses et des privilèges sociaux et le créateur des classes, des castes privilégiées et des nouveaux monopoles.

Quiconque ne reconnait pas ce rôle de l'État ne peut comprendre quoi que ce soit à la véritable nature de l'ordre social actuel et, conséquemment, est incapable de suggérer à l'humanité de nouvelles perspectives pour son évolution ultérieure.

-Rudolf Rocker (1873-1953)
Théorie et Pratique de l'anarcho-syndicalisme, 1938

Média
05/07/2026 20:00

19 juillet 2026
Conférence
L’anarcho-syndicalisme espagnol, de 1936 à aujourd’hui

Dimanche 19 juillet 2026
de 14h à 16h
Atomic Café (3606 rue Ontario Est, Mtl)
Entrée gratuite

À partir du 19 juillet 1936 en Espagne, éclate une révolution sociale anarchiste dans le sillage d’une guerre civile sans pitié.

Tandis que les milices de la CNT-AIT et les troupes nationalistes de Franco s’opposent à armes inégales, les ouvriers-ouvrières autogèrent les usines et les paysans-paysannes collectivisent les terres avec une ampleur encore aujourd’hui sans pareille. Les communistes (alliés au Front populaire espagnol), mais surtout les franquistes mettront fin à cette expérience révolutionnaire dans le sang.

La dictature étouffera la société espagnole jusqu’à la mort de Franco en 1975 jusqu’à ce qu’une prétendue «transition démocratique» jette les bases de l’Espagne actuelle.

Lors de cette conférence, Fran et Carles vont parler de l’anarchisme espagnol après 1936 et des leçons à retenir de l’histoire pour l’anarcho-syndicalisme contemporain.

Fran et Carles, historiens et militants de la CNT-AIT espagnole, interviendront depuis l’Espagne. La conférence sera traduite en français.

cercleait.org/2026/07/05/19-ju

Média
08/06/2026 15:23

Reportage de Pivot Média

Foire à l’armement à Ottawa : des manifestant·es dénoncent un « marché de la mort »

CANSEC, le plus grand salon de l’armement annuel au Canada, se tient à Ottawa ce 27 et 28 mai. Plus de 300 exposants, dont des fabricants impliqués dans le génocide à Gaza, y sont présents pour faire l’éloge de leurs technologies meurtrières. La coalition « Shutdown CANSEC », appuyée par 65 organismes, a manifesté, ce matin, devant le salon contre ce qu’iels appellent « le marché de la mort ».

pivot.quebec/2026/05/28/foire-

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