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02/11/2026 13:53

Le numéro #198 d'Anarchosyndicalisme ! est disponible

Anarchosyndicalisme! n°198, journal de la CNT-AIT, est disponible en ligne et au format papier.

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Quand tout va mal révolution sociale !

Édito

- Anarchisme ou barbarie ...

Monde du travail

- Syndicalisme et gestion du personnel .
- " Ici c’est notre grève, les travailleurs décident et les syndicats obéissent ".

Société

- De la visioconférence comme arme étatique pour contrer le mouvement lycéen … et comment la saboter ?
- Solidarité internationale et intergénérationnelle. La CNT-AIT 03 aux côtés de la jeunesse d’ici et d’ailleurs

Écologie

- Pour une grève générale écologique .
- Le grand incendie ou la révolution ...
- Les canicules se succèdent ... pas de panique !

Politique

- Marxisme et Anarchisme .
- A propos du bourrage de crâne pour me faire voter LFI

Repères

- A propos du livre "guerre d’Espagne, la démocratie assassinée"...

Antimilitarisme

- Déclaration d’un déserteur de l’armée Russe

International

- Que faire concrètement face aux massacres en Palestine ?
- Contre les frontières et l’identification ethnique, identitaire et nationale : la Tunisie à l’heure du règne mondial du racisme

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Média
30/10/2026 17:12

Pour égayer votre soirée d’Halloween avec vos amies et compagnons, nous vous avons concocté deux masques particulièrement adaptées cette année. Pour les télécharger, cliquez sur l’image de votre choix.

cnt-ait.info/2026/10/30/nunez-

29/10/2026 18:47

Le racisme tue … et le bulletin de vote n’est pas un gilet pare-balle !

Organisons-nous COLLECTIVEMENT,

Pour nous défendre contre l’extrême droite,

MAINTENANT !

cnt-AIT (Association Internationale des Travailleuses et des travailleurs)

cnt-ait.info/2026/10/29/racism

Média
28/10/2026 13:05

Soutien total et inconditionnel aux grévistes de Speichim Processing !

cnt-ait.info/2026/10/28/speich

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA CNT-AIT 03

Depuis ce matin, la production est totalement à l’arrêt sur le site de Speichim Processing (ex-All’Chem) à Montluçon. Les salariés ont décidé de débrayer, de poser les outils et de dresser un piquet de grève devant l’usine aujourd’hui pour faire entendre leurs revendications légitimes face à la dégradation de leurs conditions de travail et à la baisse continue de leur pouvoir d’achat.

La CNT-AIT 03 apporte son soutien entier et solidaire aux travailleurs et travailleuses en grève et salue leur détermination sur le piquet.

Des charges de travail insoutenables et le mépris de la direction

Cette grève est la conséquence directe de la politique de gestion patronale : l’an dernier, la direction a supprimé 8 postes sur le site. Depuis ces licenciements, ce sont les salariés restants qui subissent une surcharge de travail au quotidien, devant compenser la baisse d’effectif pour maintenir les cadences et la production.

Pourtant, malgré les efforts constants et la pénibilité accrue au travail, les salariés ne récoltent que le mépris de la direction : aucune reconnaissance, aucune compensation.

Face à l’inflation, à la hausse des coûts de la vie et à l’épuisement professionnel, les grévistes réclament à juste titre :

Une augmentation générale des salaires à la hauteur des efforts fournis et du coût de la vie.

L’attribution d’une prime carburant pour faire face à la flambée des prix des trajets domicile-travail.

La reconnaissance de la pénibilité et la révision de la charge de travail imposée suite aux licenciements.

La force est dans l’action directe et la solidarité des travailleurs !

Le profit des entreprises comme Speichim Processing repose uniquement sur le travail de celles et ceux qui produisent au quotidien. Il est inacceptable que les travailleurs payent la note des choix stratégiques et financiers de la direction tout en s’épuisant à la tâche.

La CNT-AIT 03 appelle l’ensemble des travailleurs, travailleuses et militantes et militants de l’agglomération montluçonnaise à exprimer leur solidarité et à rejoindre dès aujourd’hui le piquet de grève devant l’usine.

C’est par la grève, l’action directe et l’union des travailleurs que nous ferons plier le patronat !

Victoire aux grévistes de Speichim Processing !

Tous au piquet de grève !

Augmentation des salaires, amélioration des conditions de travail !

Montluçon, le 28 octobre 2026

CNT-AIT 03 (Confédération Nationale du Travail – Association Internationale des Travailleurs)

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cnt-ait.info/2026/10/28/speich

25/10/2026 08:20

Montluçon : reprenons nos places et organisons-nous !
cnt-ait.info/2026/10/25/montlu

Ce samedi 24 octobre, à 14 heures, environ 400 personnes se sont retrouvées au rond-point Saint-Jacques, dans la zone commerciale de Montluçon, pour une nouvelle manifestation. Le cortège a ensuite déambulé autour du centre-ville, contraint de contourner les rues barrées par les gendarmes mobiles et les forces de police. Les manifestant·es ont également traversé le magasin Carrefour.

Une question se pose : qui a réellement semé le désordre aujourd’hui ?

Alors que les manifestant·es défilaient, les forces de l’ordre avaient bouclé le centre-ville, empêchant la population d’y circuler librement et compliquant l’accès aux commerces. Au magasin Carrefour, tous les rideaux étaient baissés. Des personnes qui faisaient leurs courses se sont ainsi retrouvées bloquées à l’intérieur, derrière les caisses.

Voilà la réalité de ce dispositif : sous prétexte de maintenir l’ordre, ce sont les habitant·es, les client·es et les personnes qui travaillent qui subissent les conséquences de ces mesures.

Pour nous, il est légitime de poser la question : à qui profite ce déploiement de forces de l’ordre lorsque la population elle-même se retrouve entravée dans ses déplacements ?

Une fois de plus, la manifestation a suivi son parcours, dans une ambiance désormais familière. Mais au-delà de cette déambulation, une question essentielle demeure : comment faire vivre la mobilisation dans la durée, sans attendre les consignes d’en haut ni laisser d’autres décider à notre place ?

En fin de manifestation, lors des prises de parole, un militant anarchiste de la CNT-AIT 03 a lancé un appel clair : organisons des assemblées populaires autonomes, ouvertes à toutes et tous, pour discuter, décider et agir collectivement !

Pas de chefs, pas de décisions imposées d’en haut : construisons une organisation populaire fondée sur l’autonomie, l’entraide et l’action directe. Il ne suffit pas de se retrouver quelques heures dans la rue. Il faut créer des espaces où chacun·e peut prendre la parole, proposer des actions et participer réellement aux décisions collectives.

Les Gilets jaunes ont montré que les ronds-points pouvaient devenir des lieux de rencontre, de discussion et de résistance. Faisons revivre cette dynamique, en donnant à chacune et chacun la possibilité de construire des actions collectives à partir de ses propres besoins.

Rendez-vous tous les samedis à 14 heures au rond-point Saint-Jacques, dans la zone commerciale de Montluçon, pour des assemblées populaires autonomes avec les Gilets jaunes.

Ne nous contentons pas de défiler. Organisons-nous, discutons, décidons ensemble et reprenons collectivement le pouvoir d’agir sur nos vies.

Face aux blocages imposés d’en haut, opposons la solidarité, l’autonomie et l’organisation populaire.

L’émancipation ne se délègue pas : elle se construit ensemble !

CNT-AIT 03

initiative.03@cnt-ait.info

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cnt-ait.info/2026/10/25/montlu

25/10/2026 07:20

France : Face à la montée de l’autoritarisme, à l’asservissement de la population, au racisme galopant et au néofascisme rampant, que faire ? Comment lutter ?

cnt-ait.info/2026/10/24/face-r

Nous vivons dans un contexte où l’extrême droite est pratiquement au bord du pouvoir, largement soutenue par la droite traditionnelle. Cette situation découle entre-autre du financement de la bourgeoisie, qui possède et contrôle donc la quasi-totalité de l’appareil médiatique, via des chaînes comme CNews et BFM TV, des stations de radio comme Europe 1, des écoles de journalisme, des maisons d’édition comme Hachette, etc.

Ces outils de « d’information » instrumentalisent l’immigration, présentant les travailleurs étrangers comme responsables de la « criminalité », de la « surcharge » des services publics, du « vol d’emplois », des « abus du système d’aide sociale », de l’« islamisation de la France », etc., afin de détourner l’attention du public des véritables problèmes, de nous distraire de la lutte des classes, tout en semant la division parmi les travailleurs et la population.

Macron, élu grâce aux votes de la gauche en 2017 et réélu en 2022, censément constituer un rempart contre le fascisme (ce qui vaut à certains en France qui ont appelé à ne pas s’abstenir de voter Macron, d’être qualifiés de « castors qui prennent l’eau »), s’est radicalisé vers l’extrême droite, notamment à travers des figures comme les ministres de la Police successifs Darmanin, Retaillau et d’autres, qui mettent en œuvre des lois xénophobes, ordonnent des rafles de migrants sans papiers, etc. Cette approche illustre clairement le mécanisme de contrôle de la population et d’instauration de l’autoritarisme, que ce soit par le biais des diverses campagnes et politiques « sécuritaires » de tous les gouvernements, ou par le recours massif à une rhétorique anti-immigration pour maintenir le pouvoir bourgeois. Le racisme se manifeste également par une montée de la musulmanophobie (haine envers les personnes présumées musulmanes, qui masque mal le racisme anti-arabe), alimentée par la théorie délirante du « grand remplacement ». Cette théorie prétend de façon absurde que la France est envahie par les musulmans et subit une islamisation, créant ainsi une confusion entre les individus (musulmans) et les activistes politiques (islamistes), qui constituent une infime minorité rejetée par la quasi-totalité de la population vivant en France, y compris les migrants.

Ces récits fabriqués de toutes pièces plongent les travailleurs « nationaux » dans la peur d’ennemis imaginaires, détournant l’attention des véritables problèmes : le capitalisme, le profit, la dictature de l’argent, l’État, le gouvernement, etc.

On observe également une montée de l’antisémitisme, alimentée par les images de massacres de Palestiniens perpétrés par l’extrême droite nationaliste israélienne, ainsi que par la propagation de théories du complot. Les tentatives du pouvoir (autorités, médias dominants, intellectuels influents) pour faire taire toute critique des politiques criminelles du gouvernement israélien ne font qu’attiser les flammes et alimenter ces théories du complot. Ces théories se retrouvent, par le biais de convergences improbables, voire d’alliances éphémères, entre l’extrême droite nationaliste (comme le groupe gravitant autour du militant néonazi Soral) et l’extrême droite islamiste ou pro-islamiste (comme « Les Indigènes de la République »). Il est vrai qu’elles partagent un dénominateur commun : des théories du complot alimentées par leur antisémitisme pathologique. Ces groupes d’extrême droite sont très actifs sur les réseaux sociaux, où ils répandent leur venin à grande échelle.

Tout cela n’est qu’une fabrication, une création d’ennemis imaginaires par les maîtres capitalistes pour diviser les travailleurs et les détourner de la lutte contre le capital.

Cet autoritarisme et cet assujettissement de la population se manifestent clairement par le renforcement du contrôle policier et la militarisation de la population – c’est-à-dire le recours systématique à la violence lors des contrôles d’identité et des manifestations (pistolets à impulsion électrique, barres de fer, matraques, gaz lacrymogène). Nous en avons été témoins lors de la répression brutale des mouvements populaires tels que les Gilets jaunes entre 2018 et 2021, ou lors de la manifestation écologiste de Saint-Soline, où plusieurs personnes ont été grièvement blessées. Les actes criminels et racistes de la police, comme le meurtre de Nahël à Nanterre, abattu à bout portant, illustrent ces exécutions extrajudiciaires cautionnées par l’État. La répression extrêmement brutale du mouvement étudiant actuel est une nouvelle démonstration de cette « terreur d’État » contre la population qui ose se révolter, en particulier lorsqu’elle est issue des quartiers populaires.

Sans parler de la recrudescence du profilage racial et de la criminalisation des quartiers populaires, qui renforcent cette oppression d’État et sociale. La brutalité policière est glorifiée dans les médias dominants et le discours officiel comme un signe de force, justifiant la répression par une prétendue « insécurité », en réalité créée par la bourgeoisie elle-même à travers son système, qui exploite et marginalise quotidiennement les travailleurs et la population en général, sans offrir d’avenir aux jeunes. Face à cela, la seule réponse possible est la solidarité, l’organisation collective et sociale, pour la lutte directe contre l’État, le gouvernement, l’autoritarisme, le capitalisme et la dictature du système monétaire. Autrement dit, il s’agit de mettre fin au capitalisme et au règne de l’exploitation, de l’argent, de la domination, etc. Il s’agit de mener une révolution sociale et libertaire !

Vive la révolution sociale !

Vive le communisme libertaire !

Vive l’anarchie !

Vive la liberté !

Un anarcho-syndicaliste d’un quartier populaire de la banlieue parisienne

Cet article est extrait du numéro 7 d’Al Amal (Espoir), bulletin du Groupes des anarchistes du Soudan, coédité par la CNT-AIT France avec l’aide d’anarchistes Tunisiens

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cnt-ait.info/2026/10/24/face-r

24/10/2026 09:13

Contre les frontières et l’identification ethnique, identitaire et nationale : la Tunisie à l’heure du règne mondial du racisme

cnt-ait.info/2026/10/24/tunisi

Les frontières de l’Europe ne commencent pas au Sud de celle-ci ni au Nord de la mer Méditerranée, mais elles sont également ici, sur notre terre. En effet, la Tunisie est devenue un garde-frontière de première ligne de la Forteresse Europe, et ce non pas par accident, mais par une coopération calculée.

En juillet 2023, l’État tunisien a signé un accord avec le gouvernement italien, soutenu par la Commission Européenne, destiné à pratiquer la coopération afin de renforcer le contrôle des frontières en échange d’une aide de centaines de millions d’euros. Mais voilà cependant que cet argent ne va ni à la santé ni au logement, et ainsi, il sert à la surveillance, à la mise au pas de la population, aux arrestations et aux expulsions.

Peu avant, en février 2023, le président de la République Tunisienne, Kais Said, a lancé une attaque ouverte contre les migrants subsahariens, les accusant sans aucune preuve de faire partie d’un « complot criminel » visant à modifier la composition démographique de la Tunisie. Cette théorie du complot est non seulement raciste mais en plus elle fait écho à la rhétorique de l’extrême droite européenne, en plus de donner le feu vert à des vagues de violences.

Des propriétaires ont expulsé massivement des personnes. La police a battu, arrêté et expulsé des migrants. Des foules les ont chassés de leurs logements. Des centaines ont été déportés vers le désert, abandonnés sans eau ni nourriture près des frontières libyenne et algérienne. Plusieurs sont morts.

À travers toute la Tunisie (en particulier dans le sud et les périphéries urbaines) des réfugiés et des immigré·e·s venus du Soudan, du Tchad, du Mali, du Nigeria et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre se retrouvent piégés. Et pourtant beaucoup ont fui la guerre, la dictature, l’effondrement écologique ou la ruine économique. La plupart n’avaient jamais l’intention de s’installer pour de bon en Tunisie. Mais ils sont coincés ici, contraints de vivre dans des camps, des bâtiments abandonnés ou dans la rue, tandis que l’État tunisien et l’UE conspirent pour empêcher leurs déplacements. Ils font face aux violences policières, à l’incitation médiatique et Sociale à la haine, aux foules racistes et à l’abandon bureaucratique.

Ce racisme n’est pas simplement « culturel » ni « accidentel » ni le « produit de l’ignorance ». Il est fabriqué et renforcé par l’union européenne et ses laquais despotique de Tunis via l’État et ses institutions. Alors, les migrants subsahariens sont criminalisés, déshumanisés et transformés en boucs émissaires de tous les malheurs, tandis que leur exploitation profite pourtant aux maîtres du système que sont les propriétaires, patrons et politiciens. Le spectacle d’une « crise migratoire » permet au gouvernement de masquer son propre échec, de détourner la colère de la population face aux vrais problèmes, de mettre au pas la population en lui faisant accepter comme « normales » les atteintes aux droits démocratiques et de discipliner les classes populaires locales en leur montrant qui est jetable.

Mais ce racisme ne vise pas seulement l’extérieur. Il renforce les divisions au sein des travailleurs et de la population locale, nous maintenant isolés et craintifs pendant que la classe dirigeante collabore avec les gouvernements européens et les institutions internationales. Nous aussi, nous sommes des migrants. Et pour cause, beaucoup de Tunisiens sont contraints à l’exil, et sont racialisés et exploités à mort par les capitalistes, propriétaires et marchands de sommeil en Europe. Et voilà que les mêmes structures et logiques qui nous oppriment là-bas sont les mêmes que nous retrouvons ici. C’est la même frontière, la même violence — simplement renvoyées vers nous comme un miroir.

Pour notre part, en tant que libertaires, anarchistes, nous rejetons catégoriquement ces tris de population selon des critères tels que migrant, citoyen, national, étranger, etc…. Ce sont des outils d’identification, de hiérarchisation donc de discrimination et de contrôle. Nous rejetons la logique même qui prétend qu’il faut des papiers pour vivre, des frontières pour être libre, ou un passeport pour exister et que tout ça, c’est *normal » ou « naturel ». Et être identifié, que ce soit en tant que citoyen national ou étranger, légal ou illégal, c’est déjà être trié par l’État et classé, donc hiérarchisé, ce que nous refusons. En plus, l’identification n’est pas une protection mais un contrôle pour assurer la domination et la mise au pas de la population.. Et quant à nous, socialistes libertaires, nous ne luttons pas pour une meilleure gestion du système ni des frontières, mais pour leur abolition complète, du capitalisme, de l’Etat et de ses appareils, du système monétaire et des frontières. De la même manière, nous ne militons ni pour être inclus dans le système ni pour prendre le pouvoir , mais pour les détruire.

La véritable solidarité ne naît pas de la pitié ni ne vient du cœur ou de la philanthropie, mais provient de la lutte partagée. Dans les marges des grandes villes comme Tunis, Sfax, Médenine et ailleurs, nous avons vu des moments de résistance avec les migrants et habitants locaux luttant ensemble et côté à côté contre les expulsions, partageant la nourriture, occupant des espaces, etc…. Ce ne sont pas des actes seulement « humanitaires » car cela peut être des germes de mouvements révolutionnaires.

Contre la police, l’État et les camps !

Contre le nationalisme, le patriotisme, le chauvinisme et le racisme !

Pour un monde sans États ni nations ni frontières à l’échelle de la planète entière !

Liberté de migration, de circulation et d’installation pour tous et toutes là où bon lui semble !

Cet article est extrait du numéro 7 d’Al Amal (Espoir), bulletin du Groupes des anarchistes du Soudan, coédité par la CNT-AIT France avec l’aide d’anarchistes Tunisiens

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cnt-ait.info/2026/10/24/tunisi

22/10/2026 21:25

Ils ont des milliards, mais nous sommes des millions

Télécharger le texte a format PDF : cnt-ait.info/2026/10/22/2-octo

Dans son discours sur la servitude volontaire, La Boétie, ami de Montaigne, déclarait : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » Cette constatation reste d’actualité quelques siècles plus tard. De tout temps et en tout lieu, les dominants ont cherché à persuader les dominés qu’il n’y avait pas d’alternative à leur règne et que toute contestation de l’ordre établi était vouée à l’échec. L’hypercapitalisme moderne continue à tenir ce discours : c’est nous ou le chaos.

Or leur monde, ce monde qu’ils nous imposent, c’est bien le règne du chaos, du saccage de la planète, du dérèglement total du climat, des crimes de masse. C’est le monde des massacres et des guerres, qui sans une réaction déterminée de la population ne tarderont pas à nous toucher ici-même.

Les populations ont en fait bien souvent conscience des dangers de ce monde inquiétant, mais restent persuadées de leur impuissance à changer le cours catastrophique de l’Histoire en marche, impuissance que le système contribue à entretenir par sa propagande et par la démonstration violente de sa force brute.

Le mouvement social en cours comme ceux qui l’ont précédé prouve en tout cas que des forces de résistance sont à l’œuvre (la lutte des classes continue) même si les objectifs à court et moyen termes sont limités : dégager Macron, champion toute catégorie de l’impopularité, s’opposer à un budget d’une extrême austérité qui frappe en premier lieu la population laborieuse ou exclue du travail.

Etant donné l’ampleur de la crise actuelle et la gravité de la situation internationale n’y aurait-il pas urgence à se fixer des objectifs plus ambitieux ?

Est-ce bien réaliste :

- de tabler encore une fois comme les partis de gauche et les directions syndicales sur un changement de personnel politique censé régler tous les problèmes ?

- d’attendre l’avènement d’un.e sauveur.se qui se retrouvera piégée au sein d’un système qu’elle ou il échouera à réformer ? (Ex : Mitterand en 1981, Syriza en Grèce, Podemos en Espagne)

- de continuer à espérer un sursaut républicain pour faire barrière aux néofascistes du RN dont les scores ne cessent d’augmenter ?

Le capitalisme n’est pas réformable. Ce n’est pas le personnel politique qu’il faut renouveler, c’est la nature de la société qu’il faut changer.

Seule la grève générale reconductible voire illimitée permettrait de bloquer le pays et d’instaurer un rapport de force favorable : arme pacifique mais redoutée par tous les pouvoirs.

Utopique, irréaliste clameront certains. Pourtant sans avoir recours à Mme Irma ou à M. Nostradamus, il est évident que la catastrophe environnementale est en cours, que les menaces de guerre s’accumulent au-dessus de nos têtes. Le capitalisme en crise est prêt à tout pour sauver sa peau, en premier lieu à sacrifier la nôtre. Il devient urgent d’arrêter sa course folle.

Reprenons confiance dans nos capacités, dans notre pouvoir d’opposition et de construction. Ils ont des milliards mais nous sommes des millions à vouloir un autre monde, un autre futur que celui qu’ils nous préparent.

Pour une autogestion généralisée de la société, pour un monde habitable, désirable, sans patries, ni frontières, sans guerres.

Initiative CNT AIT du Lot (Association Internationale des Travailleuses et des Travailleurs)

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cnt-ait.info/2026/10/22/2-octo

18/10/2026 20:52
Média
18/10/2026 20:51
Média
18/10/2026 08:55

Quand tout va bien, on fume un joint,
quand tout va mal ... révolution sociale !

(la prochaine fois on fera une vidéo de la choré inventé hier avec des émeutières pendant la manif, c'était génial)

Média
17/10/2026 21:46

La colère déborde les mots

« Ce qui est terrifiant pour toutes les hiérarchies établies, ce ne sont pas quelques poubelles brûlées, mais la menace d’une extension de ce mouvement à la société toute entière. »

Les raisons matérielles qui sont évoquées, que ce soit par le mouvement lycéen ou les autres pans de la société qui le rejoignent sont bien connues, concrètes, légitimes.

Les revendications qui en découlent, compréhensibles.

Surtout vu l’écart qui se creuse de manière inversement proportionnelle entre ce qui rend encore la vie à peu près acceptable et les dividendes des actionnaires ou le budget de l’armée !
Mais la rage et la quasi spontanéité avec lesquelles se sont exprimés les lycéens débordent largement le contenu de ces revendications. Et elles résonnent avec la colère froide que partagent tous ceux qui se sentent impuissants devant un monde en feu et en guerre, et qui n’ont plus tellement de doute au sujet du futur qu’on leur prépare.

« Ces semaines d’agitation ont prouvé que n’importe quel prétexte est bon, quand tout ce qu’il donne l’occasion de rejeter est mauvais ».

La RÉPRESSION BRUTALE que l’État leur a opposé, par le biais de ses flics, éclaire autant sur sa surprise que son désir de faire taire le plus rapidement possible toute modalité de contestation qu’il ne peut maîtriser autrement.
Elle est révélatrice aussi de ce que la social démocratie en voie de décomposition peut offrir comme restes faisandés : la matraque, la lacrymo, le LBD…

Depuis les GJ et les retraites, on voit que même les traditionnelles miettes redistributives ne sont plus à l’ordre du jour.

C’est que les acquis produits par la lutte de classe sont toujours dans la balance, voyez. C’est juste un équilibrage, en fonction de ce qui est socialement acceptable dans l’époque, selon le niveau d’intensité des luttes et la nécessité économique. Rien n’est garanti sous le règne du capitalisme qui ne serve à faire tourner la machine.

Et ce quelque soit le taulier à l’Élysée… Aujourd’hui, l’heure est au serrage de vis et à l’économie de guerre.

Pour sortir de ce foutu cercle vicieux, il nous faut à la fois grossir les rangs, avec l’ensemble du prolétariat et quitter l’illusion d’un dialogue possible avec l’état et ses sbires.

L’auto organisation, qui a toujours été l’expression la plus avancée des luttes révolutionnaires et qui revient confusément, ici et ailleurs, en est le moyen et porte en elle la perspective : c’est dans la pratique d’une lutte sans intermédiaire, sans spécialiste du pouvoir politique, en décidant en assemblée, qu’on apprend à poser les bases d’un monde plus désirable.

C’est dans ce monde sans classe, sans gouvernement, sans frontière, sans armée, sans fric et sans patron, où nous pourrions produire et décider ensemble , selon nos besoins et nos moyens sans chantage au salaire ni sans alimenter la machine folle du capital, que nous pourrions peut être devenir réellement libres et égaux.

L’ Anarchie est un projet de société …
Préparons la Révolution sociale !

CNT/AIT
Lisez ANARCHOSYNDICALISME !

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cnt-ait.info/2026/10/17/colere

05/10/2026 23:32

Solidarité internationale et intergénérationnelle : La CNT-AIT 03 aux côtés de la jeunesse d’ici et d’ailleurs

cnt-ait.info/2026/10/06/jeunes

Jeunes d’ici, des campagnes et des bourgs de l’Allier, jeunes d’ailleurs, des banlieues bétonnées aux pays en guerre, votre colère est légitime, votre horizon ne doit pas être leur prison.

Aujourd’hui, le capitalisme et l’État vous assignent une place bien précise : celle de variables d’ajustement. D’un côté, on vous condamne à la précarité institutionnalisée, aux jobs d’étudiants sous-payés, au chômage de masse et au service national universel militariste. De l’autre, on réprime vos aspirations à un monde respirable, juste et libre.

Que ce soit par la matraque dans les rues de nos métropoles ou par les frontières meurtrières dressées contre celles et ceux qui fuient la misère et les bombes, le pouvoir n’offre à la jeunesse que l’obéissance ou le sacrifice.

La CNT-AIT 03 , fidèle aux principes de l’anarchosyndicalisme et du communisme libertaire, refuse de vous voir plier l’échine. Nous ne croyons ni aux promesses des politiciens, ni aux réformes de façade qui ne servent qu’à pérenniser l’exploitation.

Pour nous, la jeunesse n’est pas une simple catégorie d’âge à encadrer, mais le moteur vivant de la révolte et de la transformation sociale. Votre refus du vieux monde est notre force commune. Face au nationalisme délétère et aux divisions que les puissants tentent d’instaurer pour nous affaiblir, nous opposons l’internationalisme et l’action directe.

Un jeune ouvrier agricole de l’Allier, un étudiant précarisé de Montluçon ou de Moulins, et un jeune travailleur sans-papiers partageant la même rage de vivre ont les mêmes ennemis : le patron, le flic et le bureaucrate.

Nous appelons la jeunesse à s’organiser elle-même, en dehors des partis et des syndicats réformistes cogestionnaires. C’est par l’auto-organisation, les assemblées générales souveraines et la solidarité de classe que nous détruirons ce système mortifère.

Ne les laissez pas voler votre avenir. Reprenez le contrôle de vos vies, sabotez leur ordre moral et marchand !

De l’Allier jusqu’aux confins du monde, contre le capital, l’État et toutes les frontières : Vive l’Anarchie !

Syndicat d’action directe, autogestionnaire, sans chefs, sans permanents et sans argent de l’état que nous combattons !

CNT-AIT (Association Internationale des Travailleuses et des Travailleurs)

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cnt-ait.info/2026/10/06/jeunes

05/10/2026 23:24

Petit bilan des manifs de la fonction publique du 29 septembre 2026 …

cnt-ait.info/2026/10/03/manifs

Un petit récit de la manif-promenade du 29 septembre 2026 sur la fonction publique par les compagnons de l’Initiative CNT-AIT de l’Allier. Mais on aurait tout au pu écrire la même chose à propos de bien des autres manifs… A Rennes par exemple : « manif très décevante, car très corporatiste il s’agissait ,quasiment, de défendre la valeur du point d’indice.Rien à faire des remplaçants , des personnes employées dans le service public qui ne gagnent pas le smic , pas de demande d’embauches!!!!!! pas de demande de diminution de temps de travail, pas de demandes de rouvrir des services publics … » Décidément, les syndicats et leur bureaucratie sont plus une entrave aux mobilisations de masse qu’autre chose ! Quel contraste avec la mobilisation des lycéennes et des lycéens ! Vive la révolte de la jeunesse !
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Cet après-midi, les rues de Montluçon ont résonné des slogans habituels de la promenade automnale syndicale. Bilan : environ 450 personnes.

Voilà le résultat de la stratégie des syndicats réformistes. Ils passent leur temps à négocier des miettes avec le pouvoir, à canaliser la colère ouvrière dans des parcours fléchés et prévisibles, pour finalement accoucher d’un désert militant.

Quand nous, les anarchistes, nous nous retrouvons à six dans une action directe ou un groupe de réflexion, les bureaucrates et les résignés ricanent. On se fout de nous, on nous traite de groupuscule insignifiant.

Mais regardons les chiffres de plus près.

Quand les grandes machines syndicales, avec leurs milliers d'adhérents théoriques, leurs permanents payés et leurs moyens financiers, ne réussissent à mobiliser que quelques centaines de personnes, leur taux de participation est misérable.

À l’inverse, chez nous, le pourcentage de présents par rapport à nos forces réelles est maximal. Nous sommes peu, mais nous sommes tous là, actifs, déterminés, sans carte à puces ni chefs pour nous dicter quand lever le poing.

La farce réformiste s'essouffle. L'émancipation des travailleurs se fera par l'action directe et l'auto-organisation, pas dans les cortèges léthargiques de la collaboration de classe.

C'est pourquoi nous lançons un appel public, privé:

brisons les chaînes du syndicalisme d'accompagnement.

Ne laissons plus les bureaucrates confisquer nos luttes et décider de nos rythmes.

Dépassons massivement leurs cadres rigides, désertons leurs cortèges balisés et reprenons le contrôle de nos vies par l'auto-organisation, dans la rue, sur nos lieux de travail et partout où la révolte gronde.

CNT-AIT 03

Crédit photo: La Montagne

Tract diffusé à l'occasion de la manifestation :

TOUTES ET TOUS DANS LA RUE !

Les salaires stagnent, les conditions de travail se dégradent, les services publics sont attaqués et la précarité progresse. Les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont fait payer la crise aux travailleuses et travailleurs.

Ça suffit !

À la CNT-AIT, nous refusons de subir et d’attendre. Nous voulons des augmentations de salaires, des services publics accessibles et renforcés, la défense des salarié·es du public comme du privé.

Pas de résignation. Pas de confiance dans les promesses gouvernementales ou électorales. C’est par notre mobilisation collective unitaire, que nous pouvons imposer nos revendications.

Retrouvons-nous nombreuses et nombreux pour manifester, nous organiser et faire entendre notre colère !

À Montluçon place Jean Dormoy 14 h 30

Parce que nos droits ne sont pas des cadeaux.

Parce que nos salaires ne sont pas une variable d’ajustement.

Parce que les services publics appartiennent à toutes et tous.

Pour la défense des travailleuses et travailleurs du public comme du privé.

Public privé, même combat, la division ça suffit !

ORGANISONS-NOUS !

MOBILISONS-NOUS !

AGISSONS COLLECTIVEMENT !

CNT-AIT 03 — Anarcho-syndicalisme, autogestion, sans permanents et action directe.

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